Samedi 10 décembre, 8 h, il ne pleut pas mais les casques ont tendance à trembler de la visière ; le fond de l’air est, en effet, assez frais ! 8 h 30, cinq nous sommes, cinq nous restons ; le départ est donné. Petite grimpette dans la montagne, attention ! plaques humides bien piégeuses ! puis redescente vers l’ Aude et premières petites routes de la journée, il y en aura d’autres ! Carcassonne est évitée, la redécouverte des Corbières est lancée !
Rouffiac, Pomas, Verzeille, Ladem …pour relier ces villages des routes, oui, certes mais il faut aller les chercher sur les cartes au 1/25 000è ; confiance absolue en la programmation du GPS indispensable sinon arrêt tous les 5 km pour se retrouver ! On s’en moque, le maître de l’outil est là, nous le suivons à travers des paysages sauvages et inattendus. Tiens ? Il s’arrête, descend de la moto, se met à effectuer une danse un peu bizarre : petits sauts accompagnés d’étirements de doigts, effleurement de pots d’échappement. En un mot : il a froid et il a quelques raisons !(« Papa Noël ! Papa Noël ! apporte moi des poignées chauffantes ; tu sais, ce truc qu’on trouve sur des motos de vieux. ») Eh ! eh ! eh ! Il fallait s’arrêter pour boire un café me dites vous et vous avez raison mais on essaye, on essaye : des villages, des villages mais pas un bistrot à l’horizon ! Il est vrai que depuis que la Maréchaussée teste systématiquement la capacité thoracique des clients de ces lieux de perdition, eh ! bé ! té ! ils ferment et nous, on ne boit pas de café ! Rassurez vous, on finira par en trouver un mais, avant, nous aurons circulé sur des chaussées diablement arrosées de grains de riz histoire de nous réchauffer en tentant de contrôler le tangage de nos motos soudain éprises de liberté. Bientôt quatre heures que nous sommes partis ! Bon, d’accord, la 113 est plus rapide mais essayez donc d’y trouver un lieu où, à gauche vous dominez la Méditerranée et ses plages et, où, à droite le Canigou vous toise de toute sa hauteur enneigée !
Salses, nous y sommes, on s’y gare, on y trouve un resto au décor suranné mais de toute beauté, on s’installe. Après un repas servi par une personne certes charmante mais qui laisse apparaître une certaine susceptibilité à la moindre égratignure sur la nature catalane des plats amenés, nous partons à l’assaut de la forteresse qui fait, elle, le renommée du village.
Recherche de l’entrée, pas évident puis on trouve. Arrivée dans l’accueil, visite complète et guidée trop longue même si on décide de rentrer direct , discussion du maquignon du groupe sur le prix d’entrée (il fait gagner 1€50 à chacun le bougre !) ; c’est parti, nous entrons.
Petit commentaire touristique : monument du XVème édifié par le roi d’Espagne Ferdinand V. Sa conception fut confiée à Francisco Ramiro Lopez (on lui doit aussi la construction partielle de la citadelle de Collioure) ; ce dernier conçut donc un fort enfoui dans le sol se dérobant aisi à la vue et aux coups de l’ennemi…
Pour en savoir plus, allez le visiter ; il en vaut le coup d’œil et son guide, avec lequel nous avons brièvement discuté en ressortant semble fort (eh ! eh !) intéressant.
Au retour : la 113 et sa chasse aux radars, aux jumelles ; la 113 et sa circulation puis enfin la montagne avec ses virages à l’humidité glissante , inattendue. Il faut de toutes routes pour faire un motard (dicton de quelque part mais d’où ?).
Pot de fin de balade chez notre cher président, merci à lui !
Bonnes et joyeuses fêtes de fin d’année à toutes et à tous !
PS : petite remarque à l’un d’entre nous, il se reconnaîtra : nous ayant qualifié de « petits motards » à la suite du report de cette sortie en raison d’une météo calamiteuse je me permets de lui faire remarquer que si, lui, n’a pas peur de l’eau, sa moto doit craindre le froid (une petite écharpe en étrennes ?).
À bientôt !