Dimanche 9 octobre, notre président n’est pas là cause fête familiale la veille et donc… de bois aujourd’hui. 8h15, cinq motos prévues, certains sont déjà là, nous discutons en attendant : « tiens une moto, tiens encore une, tiens, encore une, t… »au final nous sommes treize et un quatorzième doit nous rejoindre plus tard ! Tant mieux, plus on est de fous ; plus on rit, en plus, une bonne surprise : trois pilotes féminines sont parmi nous. 8h30 (hum ! on n’est pas à un quart d’heure près !) tous en selles pour Celles (oui, c’est pas terrible mais j’ai pas pu m’en empêcher.). Montée sur Les Cammazes pour l’échauffement puis descente sur l’Aude où nous sommes accueillis par un vent du nord à décoiffer les cornettes qui ne nous lâchera pas de la journée (lorsque nous l’aurons de dos, bonjour les économies d’essence mais, quand il sera de travers, il va falloir s’accrocher au guidon !).
Passage de Carcassonne puis Trèbes (personne n’a oublié de tourner à gauche, tout va bien.) ; ensuite, malgré le Nord et un passage sur tôle ondulée des routes agréables nous mènent jusqu’à Béziers. Entre temps, un arrêt café a permis à chacun d’entre nous d’expliquer sa technique d’arrimage par vent latéral (il y a des motos qui ont tendance à se mettre en torche !). Béziers, on doit pouvoir le contourner, oui, peut-être, mais nous voilà en plein centre ! Changements de caps, passages de feux, pas de problèmes tout le monde suit puis d’un coup : le doute ! Suis je dans la bonne direction ? Une dame sympathique rassurera mon sens de l’orientation et nous nous retrouvons, comme prévu, sur la route de Bédarieux que nous délaissons pour emprunter celle qui nous mène vers Espondeillan. Un passage viroleux permet à certains de vérifier la souplesse de leur poignet droit. Cabrière, cette moto arrêtée, je la connais, mais oui, voilà le quatorzième ! Bien maintenant il faut trouver un resto ! À quatorze, c’est pas gagné : premier arrêt, raté, c’est complet ; utilisation des techniques modernes de communication, efficace : à Villeneuvette, on est prêt à nous recevoir ! On y va ! Hum ! hum ! le décor nous fait craindre pour nos porte-feuilles ! crainte justifiée, tentative de négociations, re raté ! Départ pour Mourèze et là, ouf ! passage à table (en extérieur mais à l’abri) après, bien sûr déménagement et commandes mouvementées.
1ère remarque touristique : si vous passez à Mourèze, allez voir son cirque, il en vaut la peine ! (nous, dommage, nous n’en aurons pas le temps).
C’est reparti, l’un de nous connaissant bien le coin nous mène jusqu’à Celles (se prononce Célès en occitan) en nous faisant découvrir les beautés (géographiques hein ?) de ce lieu.
2ème remarque touristique : Celles, petit village en bordure du lac du Salagou qui aurait du être englouti lors de la mise en eau du barrage. Ne l’ayant pas été, il est aujourd’hui en cours de rénovation. À aller voir autant pour son décor que pour son histoire.
Il est maintenant l’heure de rentrer, direction Bédarieux, Olargues. La qualité du revêtement, l’enfilade de belles courbes, la discrétion du vent vont tellement augmenter la tentation que beaucoup y succombent ; seuls, de nombreux appels de phares avant St Pons nous rappellent à la réalité : attention, radars possibles ! En effet, à l’occasion d’un stop nous n’allons voir que du bleu ! Il faut poser un pied, eh ! bé ! tiens, du coup je pose les deux ! Ouf ! du bleu certes mais pas d’ecchymoses, fêtons cela au bistrot motards de St Pons : la terrasse vient d’être rangée, tant pis on la dérange puis chacun y va de son demi, de son café, de son … et tout est servi avec le sourire ; bravo !
Deux d’entre nous vont prendre le chemin des écoliers mais le gros de la troupe utilisera la route directe soit pour réintégrer ses pénates, soit pour retrouver Sorèze.
Belle journée moto ! À bientôt !