Trois motos, une quatrième à prendre à Revel, ce sont
donc quatre motards qui vont se diriger vers Céret et, la météo étant ce qu’elle est, nous sommes tous bien équipés contre la pluie (Non, pas avec le gilet jaune fluo !) ; pluie que
nous ne rencontrerons que très épisodiquement d’ailleurs.
GPS prêt, départ donc vers Quillan, bonne route connue de tous aussi la quitterons nous pour en emprunter une de plus petite, il faut bien jouer les explorateurs de temps en temps ! Bitume
correct, pas trop large mais ça va, des virages (normal, il faut passer un col !) puis, soudain, un pont : en contrebas, bien en contrebas, notre départementale ! Il y a un
ascenseur au bout du pont ? Mais non ! On se croirait sur une vis sans fin : un 360°puis un petit 90°, tout ça en descendant et ça passe ! Beaux paysages, macadam correct,
Caudiès de Fenouillèdes nous voilà ; on va prendre une nationale maintenant ? Que nenni ! Des départementales, rien que des départementales plus ou moins larges qui vont nous mener
à travers de superbes sites jusqu’à l’arrêt de midi. Où ? Bonne question mais il y a une table, des bancs en ciments, un petit rayon de soleil, tout ce qui amène notre maître du GPS à
stopper net. Déballage du pique-nique, je sors ma gourde d’eau mais quels sont ces regards ironiques, ces moues narquoises, que vois-je apparaître ? Des gobelets, du Ricard et du vin (pour
une fois que je voulais être soft, c’est plutôt raté !). Rassurez vous, nous resterons tout de même dans les normes autorisées. Un petite heure plus tard, c’est reparti : des virages,
des cols, très très peu de rencontres, des panoramas très éloignés de ceux de l’autoroute ou de la nationale ; vous les avez ratés, nous, on s’en est régalé (faut bien vous faire râler un
peu, non ?), un arrêt photo au-dessus du lac d’Amélie les Bains puis retour au monde civilisé jusqu’à Céret. Installation provisoire, boisson rafraîchissante (eh ! eh !),
initiation à la belote puis feu pour les grillades, apéro en attendant ces dames qui viennent en voiture ! Attention ! les vla ; quand on voit le matériel à décharger … il va
falloir acheter des remorques aux motos ! Installation définitive, apéro suite, grillades etc…etc… Le lendemain, à l’aube (hum ! hum !) petite balade dans le marché : pas de
gants fluos cette année mais un stand interdit au moins de 16 ans …(Je cesserai là mes commentaires ne pouvant écrire ceux qui fusèrent …).Repas (bien sûr !) ensuite après-midi découverte de
…magasins pour la gent féminine, de petites routes pour nous.
Programmation du GPS (quand je vous dis que nous avons un grand maître !) puis départ. Pour de petites routes, pas de doutes, elles le sont petites mais là encore des paysages entre mer et
montagnes qui mériteraient une photo tous les 500m (au milieu d’une de ces routes, un troupeau de chèvres couchées attendent des voitures qui n’arrivent pas !). En fin de parcours, nous
joindrons l’utile à l’agréable en empruntant un de ces chemins goudronnés qui nous permettra d’atteindre le Perthus en évitant les bouchons (vous voudriez le connaître, on verra, on
verra…).Combien de kilomètres ? Je ne sais pas (70 ?) mais la concentration de pilotage sur ces routes est telle que, lorsque nous nous arrêtons devant un garage pour changer une
ampoule, nous sommes, tous quatre, un peu cassés. Démontage du phare, ampoule atteinte, vérification avant achat : elle fonctionne ! Ah ? Il fallait mettre l’interrupteur sur cette
position ? (Là, c’est moi qui chambre un peu !). Passage aux courses, il faut bien manger et boire ! Retour à la maison : apéro, grillades …
Dimanche, matin calmos (sauf pour le jogger forcené !), après-midi : expédition en terre étrangère (en Espagne quoi !). Toujours quatre, ces dames ayant d’autres magasins à
découvrir, nous passons le Perthus et sa foule, La Junquera et ses…(bof, je ne sais plus), quelques kilomètres plus loin, la campagne : Campmany, San Vicente, Capella. Belles routes, bon
macadam, belles courbes, on se régale. Capella : direction le col de Banyuls (Vous ne connaissez pas ? Ne vous en faites pas, le GPS non plus !). Ici encore on se régale, attention
cependant aux grilles sur les conduits d’écoulement des eaux et plus loin : tiens, une tranchée ? Mais non ! c’est un gué ! Arrivée au col, arrêt obligatoire : d’un côté
la plaine espagnoles et ses vallons, de l’autre la vallée française et ses vignes. Raide descente sur Banyuls, la route est étroite (on en a pris l’habitude), défoncée (on s’en serait passé) à
travers des vignes escarpées (ils doivent avoir de ces mollets, les vignerons du coin !) puis remontée sur la tour de Madeloc : petit espace touristique : vue imprenable sur la
baie de Banyuls, Port Vendres, Collioure, Argeles.
Petit espace historique : Tour de guet du XIIIè siècle modifiée
par Vauban au XVIIè ; elle fut édifiée par Jacques II roi de Majorque et Comte du Roussillon.
Retour sur Port Vendres : »On a le temps alors on revient à Figueras par la côte ». Aussitôt dit, aussitôt fait ; le poignet droit se lâche en fin ! Comment faire
autrement ? Les fessiers n’en reviennent pas, ça ne saute plus, on va pouvoir prendre de l’angle, choisir sa trajectoire… Tiens ? Revoilà nos pénates et ses contraintes : apéro,
grillades..(allons ! Cessons de nous plaindre !)
Lundi, jour du retour, l’orage est là, la pluie aussi comme l’année dernière, modification du trajet retour avec passage par Estagel ! Avant de partir : miam, miam ! Retour
du soleil ? Eh ! bien ! non ! On s’équipe pluie ; quand il faut, il faut ! Démarrage humide, voire très humide. Pas de col, passage par la plaine, arrivés à Thuir,
on évite l’erreur de l’année passée et on prend la bonne route. Route de plus en plus sèche car soleil de plus en plus présent ; arrêt obligatoire car des combines vont bientôt se
transformer en sudisettes ! Le beau temps revient, tant mieux d’autant plus que, pour le retour, nous ne sommes plus quatre mais cinq car l’une de ces dames a décidé de partir avec nous,
elle va pouvoir mesurer tout ce qu’elles ont raté !
Estagel, direction Quillan, sa nationale, ses grands virages, son asphalte confortable. De quoi ! de quoi ! se dit le GPS et le voilà qui nous refait passer par le col de l’aller (vous
vous souvenez, le pont avec l’ascenseur !), l’idée n’est pas mauvaise : les virages sont toujours là, il fait moins lourd que dans la plaine. Quillan, voilà, c’est fini, eh !
bien ! non ! passage par un petit village où l’un d’entre nous à des mesures à prendre : « J’en ai pour cinq minutes » nous a t-il dit ; tu parles ½ heure après,
sous un soleil de plomb, nous l’attendions encore ! Finalement, ayant cessé de confondre centimètres et mètres, le revoilà ! Ce coup ci c’est vraiment la fin de cette balade,
séparations (snif, snif,), retour à Sorèze.
À bientôt pour celle du 3 juillet !
Derniers Commentaires