Samedi 6 novembre, une dizaine de motos sont sagement garées devant chez Claudy quand, soudain : « oh ! oh ! quel est donc ce Varadéro qui arrive ? Ça doit te changer du 500 ? Elle est plus confortable dit la passagère. Je ne vais pas plus vite mais je me sens plus en sécurité pour doubler ajoute le pilote ». Eh ! Oui ! Messieurs de la Sécurité Routière, la puissance peut aussi être source de sécurité !
Démarrage vers Verdalle où nous attendent les copains puis direction Balaruc ; 14 motos, ça va faire un beau cortège ! Mazamet puis St Pons ; bonne route sans grandes surprises mais quelques courbes mettent en jambes. St Pons : arrêt café, terrasse déménagée, accueil toujours aussi sympathique ; la journée se présente bien. Allez ! On repart ! Un petit coup sur le démarreur et hop ! les moteurs vrombissent. Normalement, c’est ainsi que cela se passe mais, aujourd’hui, un valeureux joggeur se trouve parmi nous ; il a décidé de pratiquer son sport favori en poussant sa moto pour la démarrer. Je dis bien décidé car, exprès, il a laissé la batterie neuve dans son garage ! Le voilà donc entrain de se défouler sur le parking. Deux d’entre nous, n’étant pas au courant des desseins de ce sportif, vont l’aider. Ému de cette aide, notre jeune athlète tourne la clé de contact et le moteur de sa moto se fait, à son tour, entendre.
N’ayant pas osé applaudir cette abnégation, nous quittons St Pons pour Hérépian en appréciant les courbes et virages de la route d’Olargues. Hérépian, nous descendons vers la mer, le soleil est là, la température monte, les routes et leur asphalte sont bonnes, tout va bien ; la longue file de motos s’étire au milieu des vignes dont le rouge automnal de certaines est magnifique. Qui a dit que faire de la moto, c’est uniquement s’occuper du poignet droit ? Celui là se trompe !
Mèze, sa mer, ses odeurs maritimes mais d’autres aussi nettement moins agréables, nous accueillent puis Balaruc les Bains, nous voilà ! Les aménagements routiers (rocades et autres quatre voies) ont remplacé de petites routes d’arrière pays (Je vous parle d’un temps …) mais nous amèneront jusqu’à Sète que le GPS nous fera visiter avant de nous laisser devant le restaurant dont la petite rue derrière le port aurait été, sans lui, difficile à trouver.
Là, épisode on se gare ! : 14 motos à loger, pas facile, attention à l’effet domino ! Finalement, on y arrivera ! Manger du poisson à Sète ? Quelle banalité ! La Camargue n’est pas loin, enfin, pas trop quoi ! Alors nous, on dégustera de la viande de taureau ! Taureau, taureau, n’exagérons rien ! Toujours est il que le repas fut copieux, arrosé généreusement, fini par un café, tout cela pour un prix très, très raisonnable (D’accord, le patron acceptait que l’on soit gai mais pas gay quoiqu’il massa généreusement les épaules du mari de la seule dame présente).
Si nous pensions à revenir ? Le jour baisse vite et il nous reste pas mal de kilomètres. C’est parti, des feux, des rond-points, le groupe se scinde en deux puis, finalement se regroupe direction Capestang. On retrouve bientôt des routes plus campagnardes qui nous amènent vers Villeneuve Minervois où, pour éviter des érythèmes fessiers, un arrêt s’impose. Certains d’entre nous, obéissant à des contraintes personnelle nous quittent rapidement. Ceux qui restent épanchent leur soif et remercient celui qui arrose son anniversaire tout proche.
La nuit est tombée lorsque nous passons Carcassonne, le retour par les Cammazes sera donc cool et prudent avant de séparer. À bientôt pour de prochaines aventures !