12 motos, 13 casques, une grande et agréable nouveauté : 2 pilotes féminines sont parmi nous ! Petit café pour celles et ceux qui le désire, quart d’heure sorézien écoulé et c’est parti ! Temps beau et sec (eh ! oui !), bonnes routes à travers les paysages audois ; avant Quillan, premier arrêt de la longue file dans un village où, une boulangère savoure encore la quiétude du petit matin, plus pour longtemps : 12 motos à garer, il faut de la place ! L’un d’entre nous stoppe son engin un peu trop près de la porte. « -Vous ne voulez pas entrer avec aussi ! -Ah ! Mais ,si madame » (Il est poli le bougre !) Aussitôt dit, aussitôt fait et voilà une moto parmi les croissants et les baguettes ! (Je tairai le nom de ce boulanger refoulé.). Finalement, l’engin sera remis sur la route mais c’est à Quillan que nous ferons l’arrêt café, là, le parking est suffisamment grand ! Bon, fin de stage de remise en forme (la station assise est finalement revigorante !), passage à la pompe de motos assoiffées (elles aussi !) ; s’en est fini des lignes droites puisque nous filons vers Matemale ! Ah ! Col de la Quillane, si tu n’existais pas, il faudrait t’inventer ! Belles gorges, bon bitume au départ puis, plus on monte, plus c’est étroit, plus ça saute ! Je passe devant (il en faut un), rythme tranquille mais soutenu, le groupe s’étire. D’un virage, on passe à l’autre, le pied ! Regroupement à, environ, la moitié, on continue, on appuie à droite, à gauche, on choisit ses trajectoires et puis un gauche, gentil au premier coup d’œil mais, au beau milieu, du sable gravillonneux : glissade roue arrière, roue avant (aqueste cop ! i sios !), grand coup de pied réflexe, réaction d’auto conservation de la moto, elle se redresse, quatre ou cinq cents mètres pour se convaincre qu’on est encore sur la route puis arrêt relaxation ! (nom de …, quelle trouille !). Tout le monde passe, ouf ! J’apprendrai plus tard que je ne fus pas le seul à m’être fait un coup de chaud mais je serai surpris de savoir que, dans le groupe, deux somnambules sévissent, ils ne se sont aperçu de rien ! « Du sable , mais où ? » (Chut ! il paraît qu’il ne faut pas les réveiller.). Fin du col sans autres galéjades et nous voilà sur le plateau où, à nouveau, de longues portions rectilignes nous permettent d’admirer le paysage (il en vaut la peine !) puis retour des virages : Font Romeu, Egat, magnifiques vues sur Odeillo, sur les sommets environnants. Descente puis remontée sur la Tour de Carol, Puymorens, nous voilà ! Bon, on s’arrêtera au pied, d’horribles pressentiments m’envahissent : ils vont me lyncher si je ne m’arrête pas à un resto ! Ouf ! En voilà un ! Stop !! Aucune moto ne s’installera sur la terrasse mais, nous, si. Pas de déménagement possible aussi nous assoierons nous sur deux tables voisines ; pendant que nous choisissons nos menus, un muscat frais et bon nous est gracieusement servi (Merci, il fut apprécié !). Une question : « les steacks, à point ? saignants ? bleus ? » Aie ! aie ! aie ! voilà une question qu’il ne faut pas nous poser, la serveuse s’en souviendra ! (finalement, on y arrivera mais ce ne fut pas simple.). Pendant le repas, plaisanteries, moqueries amicales, angoisse pour celui dont la réserve clignote, aveu de nos amis vendéens que, chez eux, il y a moins de virages et, tout à coup, interrogation de l’un d’entre nous : « On a passé Porté ? Réponse immédiate : bien sûr ! Mince, je ne m’en suis pas aperçu ! »Un somnambule de plus ! Il nous restait 4 ou 5 kilomètres avant de le traverser !(non, non, n’insistez pas, là aussi, je saurai me monter discret sur son identité !). Café ! et hop ! les motos, au boulot ! Montée du col toujours splendide, descente puis on attaque l’Envalira, arrivée au Pas : mais qu’est ce que c’est ? Des motos partout ! sagement garées, elles occupent entièrement une voie ! On verra après, on grimpe tout en haut faire le plein. Avant le sommet, sur le petit circuit en contrebas, une course de motos ; oui, vous savez celles qui ont tendance à se mettre en travers à la moindre accélération (je vous laisse deviner.) ; on s’y attarde un peu bien sûr ! L’heure des courses et du bain de foule arrivent. Après une visite du coin, sens interdit imprévu oblige, nous prolongeons la longue files de motos arrêtées. Rendez vous 16h ici et maintenant feu ! les magasins sont ouverts ! Retours à l’heure prévue où l’on apprend que, finalement, une bouteille de plus, pourquoi pas ? Qu’une cartouche en plus, Ah ! non ! une suffit, trois cents cigarettes seulement sont autorisées !(Certains ne deviendront pas contrebandiers !), que des bottes motos blanches, çà existe (il faudra de l’huile de coude le jour du nettoyage !). Répartition dans les sacoches et autres top cases, passage de la douane sans encombres, descente vers Ax agréable (moins de voitures que prévu.), col d’Ascou laissé de côté (de gros nuages ne nous disent rien qui vaille !) ; on rentre direct. Quelques regroupements de ci, de là, un groupe de 12 motos finit toujours par s’effilocher, puis, dans Fendeille : stop ! il en manque un ! coucou le revoilà ! Il s’était arrêté pour acheter du pain ! (décidément, les boulangeries font un tabac aujourd’hui !). Certains en profite donc pour faire une pause cigarette puis on dit au-revoir à celles et ceux qui ne nous accompagneront pas jusqu’à Sorèze ; le rendez vous en Vendée est donné, bon retour à eux deux ! Fin de la balade chez Claudy.
À la prochaine en septembre !