Malgré l’heure de rendez-vous tardive en ce 8 juin, nous sommes trois à attendre devant chez Claudy. Il en manque, nous retardons encore le départ mais, à bientôt 9h30, la décision est prise : nous partons. Mise en jambe, mise en température des moteurs, des pneus ; nous arrivons bientôt à Verdalle et là : coup de freins, demi-tours pour saluer deux d’entre nous qui nous y attendaient ! C’est donc à cinq que nous irons à Murat/Vèbre.
Le ciel est maussade mais la météo est bonne alors, après Castres, nous attaquons sans arrières pensées la montagne direction Lacaune. D’une bonne allure nous nous régalons des virages et de la route sèche qui nous mène à Brassac où, puisque c’est une journée cool, nous nous arrêtons boire un café. À cinq, pas de déménagement de terrasse donc installation rapide, petit coup d’œil pour voir si le serveur vient, aucun mouvement à l’horizon et pour la bonne cause : la terrasse n’appartient pas à l’établissement que nous guettons mais à celui de l’autre côté de la rue ! Finalement, on l’aura notre petit noir !Discussions, papotages, le temps passe : on finit d’arriver ? Allez ! Hop ! Des virages, de la route sèche, tout va bien, on se régale ; passage du col de La Bassine, descente sur Lacaune, petit rayon de soleil, on n’est pas bien là ? Traversée de Murat, panneau « musée du tracteur » invisible, on en a cure, notre cher président ayant travaillé là en des temps plus anciens connaît le coin comme sa poche. Petit chemin à gauche, pancarte indicative et puis un hangar, un grand hangar ! Nous garons nos montures, la personne qui nous accueille nous ouvre le portail pour une visite libre, nous entrons : ouaf ! ce n’est pas une vingtaine ou une trentaine de tracteurs qui nous attendent mais plus de cent et tous en état de marche s’il vous plait !
Ce n’est pas une visite classique mais une succession de découvertes : »Des comme ça, j’en avais jamais vu ! T’as vu de quand il date ? Avec ses roues en fer, il risquait pas de crever ! Regarde la hauteur de celui là !..etc… » S’il n’y avait que des tracteurs, la visite se justifierait largement mais il y a aussi un premier modèle de moissonneuse batteuse, des lieuses, des batteuses à vapeur et j’en passe ! Vraiment, si vous aimez ces outils, allez-y !
Après cela, apéro, repas (avec une vraie charcutaille !), attention au vin, il faut redescendre. Que demander de plus ? Ensuite ? Visite commentée tout aussi passionnante que la libre avec en plus des réponses à nos interrogations, des informations…
Les aiguilles ayant tourné, le temps de revenir vers nos pénates est venu mais … « On pourrait faire un petit détour ? »Nous voilà sur de petites routes agréables nous menant au lac du Laouzas puis à celui de La Raviège avant de redescendre sur Brassac ; la route La Raviège –Brassac ne nous laissera pas que de bons souvenirs aussi, c’est avec plaisir que nous siroterons un bon demi au troquet du matin. Après la route pourrie avant Brassac, il faut détendre les pneus, en conséquence la descente sur Castres sera rythmée, bien rythmée ! Castres passée, chacun s’égaillera ensuite dans la nature pour retrouver sa chaumière. Encore une belle journée, que çà continue ! À bientôt.