Vendredi 4 juin, j’arrive au point de rendez-vous l’esprit serein me croyant en avance mais que vois-je ? Thierry (notre cher président) attendait déjà ! Il avait, de sa seule autorité, fixé le rendez-vous ¼ d’heure avant mais il était le seul à le savoir ! ! (Hum ! hum ! peut être avait-il peur que nous partions sans lui !). Monique et Louis arrivent ensuite (Il est à noter que Monique fut la seule passagère à participer de bout en bout, sur la moto, à ce périple de trois jours). Bon ! Assez de médisances et passage par Revel où nous attendait Jean-Marc puis, Hop ! direction Céret par le col de Jau.
Roulage cool sous un magnifique soleil ; arrêt aux alentours de Quillan et commentaires unanimes : »l’investissement du GPS n’a pas été inutile ; il nous a amené jusqu’ici sur de très belles routes et nous a évité pas mal d’arrêts carte. » Nous verrons plus tard qu’il ne nous les a pas tous évités mais était-ce vraiment sa faute ?
Quillan ? Axat, montée du col de Jau : la route est belle mais étroite donc pas d’excitations inutiles, autant profiter du paysage ! En haut, un petit vent frisquet nous incite à descendre un peu pour chercher un coin pique-nique. Nous le trouverons avec bancs, table et petit ruisseau en sus. Tout à coup, au beau milieu de ce paysage bucolique, une lueur étrange attire notre regard : l’un d’entre nous a sorti de son top-case un petit gant dont le rose fluo illumine la visière du casque que ce motard méticuleux nettoie soigneusement ! (Je cesse là mes commentaires, d’autres viendront par la suite !)
Pique-nique copieux mais soft puis qu’il ne fut arrosé que par de l’eau, c’est à signaler car ça ne va pas durer !
« On n’est pas bien là ? Oh ! que si ! mais on n’est pas encore arrivé ! »
Petits coups de gant fluo de ci, de là ; démarrage ; descente du col avec un arrêt pour cause de verres de lunettes éjectables ( je n’en dirai pas plus, je bloquerai le blog si je racontais toutes les anecdotes de cette balade ; d’autres viendront tout de même !).
Bouleternère, boule d’Amont, col de Llauro puis Céret : toujours un beau soleil, encore de belles routes à travers de superbes paysages, un GPS fidèle et précis, des motos et des motards (des) en pleine forme, un régal !
Arrivés à la maison ; ces dames ne sont pas encore là ; nous nous installons en les attendant et là ! Le gag ! Vais-je le raconter ? Oh ! ça oui ! Il en vaut la peine ! Alors que nous commencions à profiter des lieux, l’un d’entre nous se leva ; alla dans un WC où, malgré un besoin pressant, il prit soin d’enlever précautionneusement la bande adhésive qui condamnait la cuvette puis …le retour ! Il y a une grosse fuite ! Mes chaussettes sont trempes ! »
Elle pouvaient ! Mais qu’était-il donc arrivé ! La cuvette était condamnée car le sani-broyeur, en panne, avait été enlevé ! Dix litres d’eau arrivèrent ainsi sur les pieds du malheureux qui avait confondu condamnation de cuvette et hivernage de piscine ! (Non ! Non ! je tairai le nom ; j’ajouterai simplement que cela ne peut arriver qu’à un pro !).
Çà y est, la voiture est là ; déchargement de cette dernière et chargement du frigo ! Installation de chacun ; petite course rapide pour le vin ; sans hésitations aucune (Allez savoir pourquoi !) nous y allons.
Bon, après l’effort, le réconfort : apéro, grillades …
Le lendemain matin : pas de mal de tête (Çà aurait pu.) ; petit déjeuner copieux ; départ du seul jogger du groupe ; décision : avant la balade en duo, petit tour au marché de Céret.
Soudain, coup de téléphone : l’aventurier courant, parti sans GPS, s’était perdu ! Indications par portable puis retour du courageux !
Nous voilà dans le village : du monde, des étals, des ruelles, une placette (personne ne tomba dans la fontaine, çà aussi , çà aurait pu !) et, tout à coup ! Des gants comme le fluo de la veille, un troupeau de gants multicolores ! Le vendeur ne comprit pas de suite nos fines allusions mais sut, tout de même, tirer profit de notre présence. Ah ! Des motos, des visières, des lunettes vont maintenant scintiller de mille feux !
Retour pédestre à la maison, il fait chaud voire très chaud, on mange là, on partira après !
Comment çà on n’est pas parti ? Oh que si ! et en duo s’il vous plait ! Direction Cadaquès, des nationales peu agréables jusqu’à Rosas, ensuite, l’itinéraire emprunte des routes viroleuses à souhait permettant à chaque couple d’apprécier et de régler le balancement de sa moto (nous verrons par la suite que ça peut avoir de l’importance !).
Cadaquès ! Nous voilà ! L’accès au centre par la rue habituelle étant impossible en raisons de travaux nous emprunterons donc de petites rues qui pourraient nous y mener ! Elles ne nous y mèneront pas mais elles permettront de tester nos aptitudes à vitesse lente !
Retour vers Llança, Port Bou puis Céret ! Entre temps, vues superbes sur la mer et baignade rafraîchissante.
Après l’effort, le réconfort ! Vous connaissez la suite ! Il est à noter, cependant, qu’au cours du réconfort Corinne dit à son président de mari qu’elle avait apprécié les virages de la route ! (Allez ! Va ! À la place du frigo américain tu finiras par l’avoir ton FJR !).
Réconfort qui durera tard dans la nuit mais après tout apéro rimant avec digeo, tout devient possible !
Dimanche matin (à l’aube serait exagéré) ; quel est ce grondement au dessus de nos têtes et ces gouttes qui y tombent dessus ? Un orage, pardi ! Courageux mais pas téméraires nous décidons de reporter notre départ et, donc, de modifier le trajet prévu : nous passerons par Estagel. Ce parcours plus court nous permettant d’attendre le retour du soleil (qui ne viendra pas) et de ne partir qu’après le repas de midi (qui, lui, viendra ; il faut bien finir les restes ! Pas de gaspillages !). Le départ est finalement donné sous un ciel mi figue, mi raisin et là, le GPS nous donne un premier avertissement : ou on le suit, ou on n’en fait qu’à notre tête et c’est tant pis pour nous. Nous sortons donc de Céret sans nous occuper de l’engin à satellite qui, finalement, nous rejoindra sur la route de Thuir. Arrivé là ; il recommence ! Thierry et moi sortons la carte ; non mais ! On va voir qui a raison ! Coup d’œil rapide, décision : on a raison !Une dizaine de kilomètres plus loin, nous serons forcés d’admettre que nous avions tort ! Demi-tour, route d’Estagel enfin trouvée la balade continue, toujours aussi agréable, arrêt essence et pronostic de l’un d’entre nous (Non ! je ne le dénoncerai pas.) : « on passera entre les nuages ».
On passe Estagel, les montagnes au dessus d’axat se couvrent de nuages bien gris ! On s’en moque puisqu’on va passer entre ! La suite prouvera que ce n’est pas entre mais dessous que nous passerons ! Çà va mouiller ! Çà mouille ! Arrêt séchage à Quillan où le ciel redevient plus clément. Séchage partiel, hydratation complète, retour vers Sorèze sans d’autres averses ; séparation du groupe à regrets !
À bientôt ! On va recommencer !
PS : petites pensées pour Christian et Sylvie qui auraient du être des nôtres.