Samedi 6 avril : de la neige à Arfons ! En plaine, de la pluie à faire apprendre la brasse aux escargots ! Et pourtant, le dimanche 7 nous ne sommes pas moins de 10 motos à nous retrouver ! (amnésie ou bonne prise d’infos en météo ?). Bavardages, retrouvailles, décisions : nous ne passerons pas par la montagne ce matin et, au lieu d’aller à Alet comme prévu, nous descendrons sur la côte ; amnésiques, peut-être, mais pas complètement ! Allez ! on se prépare ; personne n’a oublié sa doublure, le fond de l’air est plutôt frais. Gentiment, l’un de nous propose son gilet fluo ; il paraît que ça protège ! Je tairai ici les différents commentaires ; le gilet restera dans le top-case. C’est parti ! Hum, hum, pas pour tout le monde : mon fidèle destrier, en panne d’énergie tout à coup, me fait comprendre qu’il ne peut démarrer ! Des câbles, des pinces que notre président bricoleur possède, une batterie pleine de jus (merci monsieur le photographe retraité !) et me revoilà doté d’une moto à moteur. Inutile de vous dire que nous ne sommes pas en avance, direction Castelnaudary puis la 113 jusqu’à Carcassonne. Le GPS refusant de nous rejoindre (il voulait que nous passions par Les Cammazes l’inconscient !), notre président devenu éclaireur nous amènera jusqu’à Lagrasse par de petites routes bien sympathiques dont les courbes, les virages nous permettront d’affûter nos trajectoires quelque peu émoussées par cet hiver long et pluvieux. Lagrasse, stop ! Le froid a fini par nous rattraper, il est l’heure d’un bon café ! Je vais où ? À droite ? À gauche ? Trop tard ! Badaboum ! ma moto est couchée ! (Il y a des jours ! Je vous dis qu’il y a des jours ou…Bon, inutile de râler, la c… est faite !) Aussitôt secourue, la revoilà sur ses pneus, je vais me garer ! Nous prenons le café en terrasse mais un petit vent frisquet ne nous incite pas aux bras de chemise.
Démarrage, RAS, ouf ! Direction Narbonne plage, notre troquet préféré nous y attend. Petit retour sur la 113, Narbonne nous voilà. Passage sans encombres, direction la plage ; ah ! cette route ! des virages, de beaux points de vue, un bon goudron, de quoi vous mettre en appétit !
Ça y est, nous y sommes : garages, installation, miam miam, toujours aussi bon, nous nous attardons un peu. On se baigne ? Non ? faut pas exagérer non plus ! Nous, nous n’avons plus faim ni soif mais nos engins, si, alors, la première station service est à nous. Les réservoirs sont pleins, la température est bonne, nous repartons mais que nenni ! Par solidarité familiale sans doute, le scooter de mon frère manque, à son tour d’accu. Bis repetitas : câbles, pinces, même généreux donateur ; ça démarre ! Nous rentrerons par la Minervoise plus agréable et beaucoup moins monotone, moins radarisée que la 113. Quel plaisir de rouler à plusieurs après cette longue abstinence, d’ailleurs, il est peut-être temps de s’arrêter, de discuter autour d’une bonne bière, d’un bon café. Transmission de pensées, habitudes non oubliées, et nous revoilà installés à Rieux Minervois.
« -Pourquoi t’es-tu arrêté à la pompe ?
-La jauge est subitement passée de moitié à vide ! En plus, j’ai cassé la clé dans le bouchon !
-Comment vas-tu faire ?
-J’avais fait le plein et j’ai une seconde clé !
-Ouf ! »
Bien, il est l’heure de rentrer. Heure ou pas, ce sacré scooter a décidé qu’il ne démarrerait pas, pinces ou pas ! Que faire ?
C’est alors que notre réputé piscinologue intervient pour nous dire qu’un de ses copains habite dans le coin, qu’il pourra certainement garder le récalcitrant au chaud le temps de le rapatrier. Aussitôt dit, aussitôt fait, il part et revient avec un fourgon ; les costauds de l’équipe y monte le bestiau ; nous voilà parti en cortège vers son lieu de repos (Un grand merci à Jean-Marc et à son copain !). Les aiguilles, elles, n’ont pas cessé de tourner, il est vraiment temps de rejoindre nos pénates ! Carcassonne dépassée, nous passons, maintenant par la montagne : ses routes, ses virages ; le plaisir de la moto !
Il en est, cependant, un autre plaisir de la moto, la solidarité : cette série d’incidents aurait pu totalement gâcher la journée ; il n’en a rien été ! Encore une fois, merci à tous et à bientôt !